En mai fais ce qu'il te plaît

Publié le par vitiroc

Un rayon de soleil, un peu d'eau, et la nature avance à grand pas.Dans la vigne, les grappes sont maintenant toutes visibles, et les feuilles s'étalent de plus en plus. A nous de les bichonner, les protéger jusqu'au bout. J'ai fait faire mon premier traitement à base de bouillie bordelaise (cuivre), et de soufre,  le jeudi 4 mai. Je l'ai fait faire par une entreprise équipé d'un appareil de traitement avec panneau récupérateur. Cela permet de récupérer tout le produit non retenu sur les feuilles ou les bois. Doubles intérêt : moin de produit dans le sol (bien que naturel, le cuivre en excés peut s'avérer notif), et intérêt économique puisque le produit récupéré est aussitôt réutilisé. La bouillie bordelaise sert à protéger la vigne d'une maladie (le mildiou), qui se développe avec l'humidité et la chaleur, et le souffre protège la vigne de l'oïdium. Ces deux champignons se traitent en agriculture biologique uniquement en préventif, il est donc indispensable de protéger la vigne jusqu'aux vendanges.

Mon gros soucis actuellement est la maîtrise de l'enherbement : tout comme la vigne, l'herbe pousse énormément, et comme je n'utilise pas de désherbant, je dois sans cesse travailler le sol mécaniquement : décavaillonnage (action de biner la terre entre les ceps) et passage de l'actisol (binage entre deux rangs). J'essaie de travailler un rang sur deux, l'autre reste en herbe, ce qui permet d'aborber l'excès d'humidité et d'éviter le tassement du sol suite au passage du tracteur lors des traitements.

En parallèle de ce travail, je dois commencer l'ébourgeonnage, pour supprimer les brins non productifs et permettre une meilleure aération et ventilation du feuillage. Il faut également supprimer les effouilles, ou "gourmands", qui sont des brins qui partent du pied et qui risquent de faire remonter le mildiou du sol vers le feuillage.

Les journées sont très, très chargées mais le moral est toujours là.

 

 

 

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